
Traducteur de Baudelaire et de Poe, journaliste talentueux, orateur redoutable, homme d’action, Jabotinsky (1880-1940) est, avec Herzl, l’un des principaux théoriciens politiques du Sionisme. Fondateur de la Légion juive et du Parti sioniste révisionniste, il est l’inspirateur décisif de la politique de défense d’Israël : « le mur de fer ».

Né en 1879 dans le Wurtenberg, lecteur de Kierkegaard et de Pascal, traducteur du cardinal Newman, Theodor Haecker se convertit au catholicisme en 1921. Éditeur, conférencier, essayiste,chroniqueur tôt remarqué par Karl Kraus, il gagne une large audience dans les années vingt avec sa verve féroce, puis avec « Virgile, père de l’Occident ». Grande figure de la résistance intérieure allemande au nazisme, interdit d’écrire et de parler en public à cause de ses articles sur la « Bête », Theodor Haecker s’était fait l’historien à Munich des absurdités du régime dans ses journaux secrets, les « Tag-und-Nachtbücher », dont les rééditions en Allemagne furent longtemps expurgées de leurs passages trop durs. Il mourut le 9 avril 1945.

Né en 1971 à Nanterre, il a publié notamment :
des essais : Et les violents s’en emparent, en 1999, La terre chemin du ciel, en 2002 ;
du théâtre : A quoi sert de gagner le monde, en 2002, La salle capitulaire (avec le peintre Gérard Breuil), en 2003, et Massacre des Innocents, 2006 ;
également : Paul Claudel, Une voix sur Israël [1950] en 2016.
Né en 1967, incapable de dissocier la réflexion politique de son enracinement le plus intime dans la métaphysique et dans les lettres, Stéphane Giocanti veut tirer les conséquences du choc des prophéties de Bernanos.
Il est notamment l’auteur d’un essai remarqué, T. S. Eliot ou le monde en poussière (Lattès, 2002), d’une biographie de Maurras, le chaos et l’ordre(Flammarion, 2006). Il vient de faire paraître dans la collection des « grandes biographies » (Flammarion, 2016) un important Pierre Boutang.
Les provinciales ont publié de lui un essai rapide, plein de ferveur et de raison enfantines à propos des déboires du « politique » aujourd’hui : Les enfants de l’utopie – un livre que Pierre Boutang aima.
Avant cela la revue avait édité un très beau numéro de douze grandes pages (n°45) dans lesquelles la typographie de Christophe Lamborot et les frises de Gérard Breuil se trouvaient superbement entraînées par cette « Danse de la nuit » : véritable danse macabre à la manière du Moyen-âge, très enlevée, où Stéphane Giocanti regarde les formes majestueuses de son histoire de France se tordre, se disloquer, et saisit en vrai maître de musique le tableau merveilleusement poétique de toute une nation enmportée vers la mort misérable sans jamais s’arrêter de danser…

Né en 1943 sous le mandat britannique, Professeur à l’Université de Haïfa, petit-fils d’un historien chassé d’Allemagne par les nazis, Yoav Gelber a d’abord été officier combattant de Tsahal jusqu’en 1975, et fut membre de la commission d’enquête sur la guerre du Kippour. Spécialiste de l’histoire d’Israël, il a tiré de sa connaissance du terrain et des exigences opérationnelles une méthode d’investigation et une écriture rigoureuses et attentives au déroulement des faits et qui l’éclairent avec beaucoup d’efficacité.
Francis Gandon est né à Annemasse (Haute-Savoie) en 1947. Après deux thèses consacrées à Georges Bataille (l’une en sociologie, l’autre en linguistique), il a enseigné les lettres et la linguistique pendant quelque vingt-cinq ans dans plusieurs universités d’Afrique : Tripoli, Oran, Rabat, Tananarive, Ouagadougou et Dakar. Il s’est particulièrement intéressé aux différentes littératures (maghrébine, malgache, burkinabè…) d’expression française tout en travaillant sur les langues locales, la linguistique africaine en général et la sociologie des différents peuples-hôtes, vécue de façon charnelle.
De retour en France (Université de Caen), il s’est orienté vers la théorisation linguistique, surtout saussurienne, publiant notamment De dangereux édifices. Les cahiers d’anagrammes consacrés à Lucrèce (Peeters, 2002), Le Nom de l’absent. Épistémologie de la science saussurienne des signes (Lambert-Lucas, 2006), La morale du linguiste. Saussure entre Affaire Dreyfus et massacre des Arméniens, 1894-1898 (Lambert-Lucas, 2011).
Francis Gandon partage actuellement sa vie entre Paris et Madagascar.
Francis Gandon
Professeur de Droit Constitutionnel à Paris-Sorbonne, Claude Franck était un esprit brillant, doté d’une érudition incommensurable dans de nombreux domaines, notamment les sciences politiques, l’histoire, et les relations internationales. Mais, pour ceux qui l’ont connu il était avant tout intellectuel engagé pour la défense d’Israël et du sionisme. Sous le pseudonyme de Jacques Hermone il avait dénoncé l’hypocrisie de la gauche à l’égard d’Israël dans un livre La gauche Israël et les Juifs en 1970. Il fut le premier à traduire intégralement en français le livre de Menahem Begin La révolte d’Israël, puis les mémoires de Begin au Goulag intitulées Les nuits blanches. Vers la fin des années 70 nous avions écrit ensemble le premier « Que-sais-je ? » sur Le sionisme, qui connut plusieurs rééditions jusqu’à ce que les éditions PUF décident d’en faire une autre édition, idéologiquement plus à gauche. En 2002 nous avons republié une nouvelle édition mise à jour de cet ouvrage aux éditions Les provinciales. Claude Franck était un homme de conviction qui ne supportait les compromissions et le mensonge, et n’hésitait pas à affirmer sa vérité, toujours solidement argumentée. Homme atypique, puits de connaissance, infatigable lecteur des sources, son regard tranchant sur la réalité nous manque. Que sa famille puisse obtenir le réconfort et les forces nécessaires pour transmettre à ses descendants une part de son héritage intellectuel et spirituel. Je salue sa mémoire et souhaite qu’il repose enfin en paix.
Yehie Zikhro Baroukh
Michaël Bar-Zvi, 25 avril 2018.

Jeune scénariste à succès de Hollywood, Tzvi Fishman publie un roman, Paradise, chez Dell Publishers à New York, avant de s’installer quelques années plus tard en Israël, à Jérusalem.
Il reçoit le prix du ministère israélien de l’Éducation pour la littérature et la culture juive pour son roman Touvia en terre promise et son recueil de nouvelles, Days of Maschiach.
Il est l’auteur d’une quinzaine de livres.
« La carrière de Lansky, le grand romancier américain, semblait terminée. Mais on avait oublié le vieux boxeur professionnel qui veillait, le vétéran rusé étendu dans les cordes, bloquant les coups de poing, attendant de reprendre son souffle pour marquer l’ultime K-O. On avait oublié que, pour obtenir un diamant, il fallait forer le charbon. Éphraïm n’avait pas jeté l’éponge. Certes, il savait qu’il tombait. Il reconnaissait que son talent n’était plus le même. La vivacité, l’énergie et la force intérieure de son apogée lui faisaient défaut. Mais il continuait à boxer, peu désireux de renoncer au rugissement électrisant du ring.
C’est alors qu’il décida d’une rentrée fracassante. Il renonça à l’alcool, à la drogue, et aux femmes, débrancha le téléphone et écrivit… »
Tzvi Fishman, Le Grand Romancier Américain, traduction Claire Darmon.

Admirateur de Soljénitsyne et de la langue russe, écrivain et auteur dramatique, Jean-LouisBachelet est devenu expert auprès de l’Institut Franco-Russe de l’université Polytechnique de Novorcherkassk, en Russie. Après avoir publié de nombreux ouvrages sur l’histoire de France et le christianisme (notamment Sang royal, Éditions Ring, 2015), il travaille depuis une dizaine années sur les conflits de la Russie contemporaine et suit de très près la situation dans le Donbass. Son roman Noces Tchétchènes, vie et mort d’une kamikaze (Éditions franco-slovènes, 2018) porte sur l’attentat de 2013 à la gare de Volgograd. Il a reçu le prix du salon du livre des Balkans et est en cours de traduction en Russie. La Louve de Kharkov est son deuxième roman historique.
« Méthode d’investigation sans concession », « classique modernité », « courage » sont les mots par lesquels Pierre Boutang rendait compte des tout premiers travaux de son élève sur l’écriture et l’argent : « Nous sommes ici en présence du véritable commencement d’une œuvre ».
Ancien secrétaire de Marie-Madeleine Fourcade (Comité d’Action de la Résistance) Du Buit est passé maître dans l’art du Renseignement et nous livre pas à pas les chapitres de sa « Comédie humaine » vraiment philosophique.
Né en 1957 à Douarnenez (Finistère), Henri Du Buit est Docteur en philosophie.
Le Professeur Pierre Magnard a reconnu l’apport, la force et la cohérence de cette critique de l’écriture et de son impact sur notre civilisation et sa transmission, dans une série d’entretiens avec Henri Du Buit diffusées sur Radio Notre Dame, et dans une étude portant sur les trois ouvrages publiés et intitulée : « Apologie de l’écriture ».
« Doublement nourri par le catholicisme (ni libéral ni progressiste) et par la pensée juive, littéralement hanté par les ravages des idéologies destructrices du XXe siècle, Du Buit nous prévient que l’écrit efface la mémoire et rappelle que le peuple juif doit son histoire singulière à sa Tradition orale. » Jean-Yves Camus, Actualité Juive.
« Du Buit, le seul homme de parole, si je puis dire. » Juan Asensio, Le Stalker.