Israël depuis Beaufort

par Richard Millet

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128 pages, 12 €


Comment transmuer le sang juif de Jésus en sang chrétien  ?

Le sang et l’être juifs ne se confondent-ils pas dans une universalité à laquelle je participe par le baptême et par cet héritage qui porte le nom de culture  ? N’y a-t-il pas toujours un Juif qui témoigne pour moi, sinon en moi, chrétien ainsi chargé de lui témoigner une éternelle reconnaissance ? Cela, je ne me le disais bien sûr pas de la sorte, adolescent ; mais les noms juifs et les mots hébreux qui ne cessaient de sonner dans la bouche des religieuses et des curés au Liban, et même dans les propos quotidiens, m’apportaient une ascendance tout à la fois rêvée et authentique, qui s’ajoutait à celle dont mon sang me faisait descendre ; et si, comme me l’a dit une fois Edmond Jabès, à l’âge d’un Juif il faut toujours ajouter trois mille ans d’histoire, il me semblait que ces siècles frémissaient également en moi par l’esprit et par la parole.

Richard Millet.
richardmillet.com


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« Pour Millet la guerre est un texte qui s’insurge contre le mensonge, et la littérature sert à rendre à la vérité toute sa lisibilité, à condition de nous libérer de nos peurs, de nos faiblesses et de notre aveuglement… »

Michaël Bar-Zvi
Information juive

 

« Une profonde méditation sur la rencontre élective entre l’universalité juive et l’universalité française… »

Bruno de Cessole
Valeurs actuelles

 

« Une réflexion qui semble avoir été écrite d’un jet de plume puissant… »

Éric Keslassy
Actualité juive

 

« Comme un paysan à la fin du jour, l’écrivain, heureux de savoir le puits de ses ancêtres toujours actif, arpente ses terres, ses vignes et ses biens, fait station au potager, mesure le chemin parcouru. Le nom de « juif », élu et maudit à l’instar du poète, sépare les saisons, rythme le temps. Son nom d’arc-portant au fronton d’une vie dédiée à l’attente du salut. »

Sarah Vajda
Idiocratie

 

« Dans son itinéraire, Richard Millet croise Israël, qui lui paraît être une Figure mystérieuse et actuelle (comme à Péguy, en son temps) de résistance au venin du temps présent, à proportion qu’elle témoigne d’une origine qui ne veut pas disparaître. »

Philippe Mesnard
L’Action français