Georges Bernanos encore une fois (nouvelle édition augmentée)

et autres textes précédés de « La France contre les robots ou le sermon aux imbéciles »

par Sébastien Lapaque

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184 pages, 18 €


Bernanos aura saisi dans la jeunesse de quoi perpétuer librement la seule œuvre de rébellion qui tienne  : l’insurrection contre le mensonge. Par cette sorte de philosophie politique enfantine le vieux chevalier errant désigna d’un mot les tortionnaires et les bien-pensants de tous les totalitarismes à venir : «  Je dis que les tueurs ne sont venus qu’après les lâches.  » Oui on peut être lâche aussi devant la vérité. Dès 1937 il avait prédit que «  les massacres qui se préparent un peu partout en Europe risquent de n’avoir pas de fin », ils ne garderont que «  l’apparence des antiques guerres de religions  » auxquelles on les compare  : « on ne se battra pas pour une foi, écrivait-il, mais par rage de l’avoir perdue, d’avoir perdu toute noble raison de vivre…  » Une décennie et quelques dizaines de millions de morts après, en 1947, dans l’illusion de la «  victoire des démocraties  », Bernanos ne déclenchait qu’un silence glacial en déclarant que rien n’avait changé  : «  Il s’agit toujours d’assurer la mobilisation totale pour la guerre totale, en attendant la mobilisation générale. Un monde gagné pour la Technique est perdu pour la Liberté.  »
Tandis que triomphent les générations successives plus déleurrées et froides que M. Ouine, Georges Bernanos est encore plus mal compris. C’est pourquoi Sébastien Lapaque, essayiste turbulent et critique aguerri (au Figaro), a raison de joindre ici à son premier livre, consacré à celui qu’il avait choisi pour capitaine il y a vingt ans, des textes de maturité qui éclairent la longue confrontation avec un monde régi par le mensonge, l’argent et le nihilisme. Si le déracinement industriel a produit aussi bien les moutons à égorger que les «  loups solitaires  », du moins l’exil (ou le mal du retour) ne mène-t-il plus, avec Bernanos, aux embardées commodes de « la hideuse propagande antisémite » : l’attachement farouche à une civilisation chevaleresque nous en préserve en fin de compte, radicalement et définitivement. Le précieux héritage des peuples a été sauvé grâce à la parole biblique. Au contact des brutalités de la guerre, alors que se levait «  aux rives du Jourdain la semence des héros du ghetto de Varsovie  », Bernanos avertit  : «  Vous aurez à payer ce sang juif d’une manière qui étonnera l’Histoire.  »

Olivier Véron


Presse

Pauline Quillon, Famille chrétienne : « Bien que torturée, l’œuvre de Sébastien Lapaque conserve un air d’enfance, une petite musique joyeuse et folle. »

Vladimir de Gmeline, dans Marianne, interroge Sébastien Lapaque : « Le monde décrit par Bernanos est déjà advenu. »

Olivier Maulin, Valeurs actuelles : « Ce catholicisme de combat, visionnaire et intransigeant, loin des niaiseries cléricales… »

FigaroVox : « L’hommage de Sébastien Lapaque à Bernanos. »

Alexis Lacroix, L'Express : « Contre les tentations idéologiques de la droite… »

Sébastien Lapaque à Pellevoisin le 5 juillet.

Bernard-Henri Lévy, Le Point : « Antidémocrate, sans aucun doute. Pétainiste, jamais. La distinction est décisive. »

Florent Barraco, Le Point : « Les morts gouvernent les vivants. »

Jean-Claude Guillebaud, La Vie : « Israël et la France contre les robots. »

Jean-Christophe Buisson, Le Figaro magazine : « Le plus inspiré des exégètes. »

Georges Bensoussan, Le Figaro : « Qu'ils n'oublient pas Marc Bloch et Georges Bernanos. »

Frédéric Taddeï invite Sébastien Lapaque sur Europe 1 : « La résurrection des corps. »

Sébastien Lapaque, Le Point : « Pourquoi je ne relirai pas Maurras. »

Sébastien Lapaque, Le Figaro : « Maurras le maudit. »

Florent Georgesco, Le Monde : « Boutang, argument ultime. »

Sébastien Lapaque et Grégoire Kauffmann : «Bernanos et Israël ».

Lapaque persiste et signe à la nouvelle Librairie Gay-Lussac.

Jérôme Besnard interroge Sébastien Lapaque pour L’Incorrect.

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« Nous ne leur accorderons pas même cela. C’est nous qui sommes pratiques, qui faisons quelque chose, et c’est eux qui ne le sont pas, qui ne font rien.»

Péguy cité par Bernanos.

 

« Mais cette solitude allait bien au teint de celui qui rêvait d’“entrer au ciel en qualité de vaga­bond”. Ce fut le cas il y a soixante­-dix ans, en juillet 1948, et on ne connaît guère de tombeau littéraire d’un marbre plus éclatant que le tra­vail érudit et sensible de Lapaque, dont le profil de chevalier éternelle­ment insatisfait et ulcéré par l’imbécil­lité et l’apathie du monde contempo­rain, correspond si bien à celui de son capitaine. »

Jean-Christophe Buisson,
Le Figaro.