Les âmes mortes de Djelalabad

roman

par Jean Louis Bachelet

Ajouter au panier

190 pages, 18 €


Après la mort de Roma sur le front ukrainien, son journal de guerre a été confié à son oncle, qui s’est donné pour mission de l’apporter à Mourmansk, où demeurent les parents de Roma. Dans cette ville proche du pôle nord, l’attend aussi un ami français, venu à l’occasion du colloque annuel des vétérans de la guerre d’Afghanistan. C’est là-bas que Guenady, le père de Roma, ancien soldat de l’armée rouge, va se délivrer auprès d’eux des souvenirs qui le hantent…
Entre l’actuel conflit au Donbass et la mémoire des opérations les plus tragiques de la guerre russo-afghanne, ce roman inspiré de faits réels est une plongée dans une Russie méconnue, en même temps qu’une tentative pour esquisser le lien singulier que les Russes de tous âges nourrissent avec la guerre. « On a appris à mourir, disent-ils, mais on n’a pas appris à vivre. »
De fait, les personnages évoluent dans une atmosphère crépusculaire. Comme prisonnière des aspirations auxquelles la prédestine son immense territoire, la Russie apparaît écartelée entre ses gloires passées et des espérances nourries, au milieu des deuils, par ce qui pourrait bien être l’énergie du désespoir. Tout en tristesse diffuse et imparable, ce livre montre le fatalisme et la ténacité inflexible des Russes face à l’adversité : cela constitue leur force mais également leur impuissance dans le malheur.
Jean-Louis Bachelet communique son respect pour ce peuple, en notant les détails soi-disant prosaïques d’existences parfois minables et déjantées, qui deviennent sous sa plume les joyaux ordinaires de l’humanité ici-bas.

Admirateur de Soljénitsyne, écrivain et dramaturge, Jean-Louis Bachelet est expert à l’Institut Franco-Russe de l’université de Novorcherkassk en Russie. Après avoir publié de nombreux ouvrages sur l’histoire de France et le christianisme, il a entrepris d’explorer la mentalité et le fatalisme russes à partir des relations de ce peuple avec la guerre. Les âmes mortes de Djelalabad continue cette fresque commencée avec les deux premiers romans qui ont été traduits et publiés en Russie :
Noces Tchétchènes, vie et mort d’une kamikaze (2018), et La Louve de Kharkov (2023),
sur le déchirement intérieur violent que représente le conflit du Donbass.


[ssba-buttons]