Pour être indépendant le sionisme ne se passe pas d’alliés, et s’il veut rester un des héritiers putatifs de la Bible, le christianisme ne se réduira pas à l’idée exténuante que l’on se fait de lui depuis un siècle. En offrant à l’étude et à l’admiration les beautés et les enseignements de Penser la Bible au présent, le nouveau livre de Shmuel Trigano, l’éditeur souhaite donc garder, autant les chrétiens que les Juifs, de certaines simplifications dommageables.
Il s’y efforce dans une postface catholique et politique, à laquelle nous nous permettrons de renvoyer : « Le passé composé du christianisme ». En France, par l’intermédiaire des librairies et de la presse généralistes, la proportion du lectorat d’un tel livre devrait compter désormais une majorité de non-juifs. Cela peut justifier notre insistance sur un aspect de la Bible qui concerne davantage ce public européen presque « judenrein » (dixit Jean-Claude Milner), à une époque où Trump, Vance, et Rubio tentent de dessiner avec Netanyahu la nouvelle carte du monde (…)
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