STIMULANT. Dans ce petit livre très dense, l’auteur se réclame de Pierre Boutang, et sa réflexion théologico-politique ne se sépare jamais d’une méditation sur le langage. Il rappelle que le sang du Christ est un sang juif, ce que l’Église n’a cessé d’enseigner, cette inscription temporelle — l’incarnation dans l’histoire humaine — devant s’accorder avec l’universalité concrète (la catholicité) du christianisme (le « Il n’y a plus ni Juif ni Grec… » de saint Paul). Sans doute que la nation est la naissance, qu’un chrétien « se doit de rester lié à Israël comme à son propre sang », mais peut-on postuler comme une évidence que l’Israël de l’Écriture et l’État d’Israël désignent une seule et même chose ?
Philippe Barthelet, Valeurs actuelles du 25 mars 2026.
• Olivier Véron, Ceci est mon sang.


