Le ciment d’un peuple

« Il n’y a plus de parti démocratique, ni de parti aristocratique. Il y a une coalition de conservatismes (de privilèges) et une religion révolutionnaire (d’ailleurs prétentieuse et barbare)… Nous assistons à la défaite (au sens fort) de notre pays… Nous ne trouvons plus ni maîtres, ni princes, ni mécènes, mais des partis qui exigent d’abord que nous mourions à nous-mêmes, qui prétendent nous imposer la justification de la basse démagogie qui les inspire, qui se moquent de la langue et ne cherchent qu’à l’utiliser au plus mal, pour en faire un instrument de corruption afin de pêcher ensuite en eau trouble » – écrivait Francis Ponge en 1955, pour un Malherbe
« Nous étant jetés d’abord avec enthousiasme dans le parti démocratique, nous n’y avons pas trouvé la vertu ; pire, toute dignité nous en a paru absente, toute fraternité proscrite… » Or : « Il ne s’agit pas de résoudre un problème abstrait. Il s’agit d’accéder au pouvoir, pouvoir supérieur – temporel et intemporel – conféré par le Verbe, par la Profération du Verbe… » 
« Pourquoi détestons-nous la désinvolture ? précisait-il encore. Parce que nous ne voudrions pas en être la victime. Nous répondrions aussitôt par la violence, et la manifestation dangereuse, à titre d’exemple, de notre force et de notre supériorité. Cela ne se ferait pas attendre. Qu’on nous épargne cela. » Et encore : « Il faut être violemment patriote en ce moment… »

De la même façon, dans Le Figaro Vox, Bérénice Levet renvoie le gouvernement à la lecture de La Fontaine et à son théoricien politique Pierre Boutang, pour reprendre langue avec les gilets jaunes…


« L’histoire tout entière, comme si elle était vécue et soufferte personnellement. » Nietzsche (Le livre idéal).