« La voix du Pontife s’est élevée en faveur des victimes, écrivait Golda Meir à la mort de Pie XII, une voix qui proclamait, au-dessus du tumulte, les plus grandes vérités morales »… rappelle Gilles Banderier, dans un article passionnant qui reprend à grands traits implacables l’histoire des relations entre Juifs et chrétiens au dernier siècle. « Coïncidence ou non, Olivier Véron a fait paraître, pour le soixantième anniversaire de Nostra Aetate, un grand livre : Ceci est mon sang, paroles inouïes prononcées dans une salle de banquet, à Jérusalem, au cours d’une célébration du Seder, la Pâque juive… Le volume porte en épigraphe une citation tirée d’un livre mal compris de Léon Bloy, Le Salut par les Juifs… c’est dire qu’il place son propos sur les hauteurs d’une élaboration théologique… “L’amitié” entre religions jadis rivales et entre lesquelles subsiste un fond de méfiance ou de méconnaissance est importante, il faut aller au-delà. »


