Stéphane Giocanti

Né en 1967, incapable de dissocier la réflexion politique de son enracinement le plus intime dans la métaphysique et dans les lettres, Stéphane Giocanti veut tirer les conséquences du choc des prophéties de Bernanos.

Il est l’auteur d’un essai remarqué : T. S. Eliot ou le monde en poussière (Lattès, 2002), et vient de faire paraître dans la collection des « grandes biographies » (Flammarion, 2006) un important Maurras, le chaos et l’ordre.

Les provinciales ont publié de lui un essai rapide, plein de ferveur et de raison enfantines à propos des déboires du « politique » aujourd’hui : Les enfants de l’utopie – un livre que Pierre Boutang aima.

Avant cela la revue avait édité un très beau numéro de douze grandes pages (n°45) dans lesquelles la typographie de Christophe Lamborot et les frises de Gérard Breuil se trouvaient superbement entraînées par cette « Danse de la nuit » : véritable danse macabre à la manière du Moyen-âge, très enlevée, où Stéphane Giocanti regarde les formes majestueuses de son histoire de France se tordre, se disloquer, et saisit en vrai maître de musique le tableau merveilleusement poétique de toute une nation enportée vers la mort misérable sans jamais s’arrêter de danser…