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Shakin Nir est un témoin important. Ce n’est pas seulement parce qu’il décrit la disparition de « l’idéal » dans une langue magnifique – la nôtre – mais parce qu’il sait et prouve que si cet idéal a sombré il devra subsister sous la forme de l’héritage à défendre… Le lien que la résistance française et le sionisme des kibboutz, à travers les épreuves de la guerre, ont établi entre les deux pays se sera laissé distendre. Shakin Nir le ravive avec la vieille arme démodée mais qu’il sait bien servir de cette langue, il explore le destin suspendu de son peuple, Israël, avec la clairvoyance et la finesse d’un cœur qui ne renonce pas.