Les Mandarins


Aujourd’hui je viens vous dire  : méfiez-vous, vous piétinez de nouveau les volcans. Non que je désire vous sauver, mais il vous reste encore une chance de profiter de la retraite vers laquelle ont tendu vos efforts  : Allez-vous en  ! Avant 1968 on vous avait crus maladroits, inhumains à force d’être carriéristes  ; on sait aujourd’hui que vous êtes définitivement médiocres. Au point de ne même pas vous rendre compte que votre bêtise a partie liée avec la mort – la vôtre – et que les révoltes nouvelles contre vous qui transformez la vie en impasse seront si vigoureuses que cette fois elles seront sanglantes.